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Clinique du Bois d'Amour

Quand les tablettes maintiennent le lien à la Clinique du Bois d'Amour

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Parmi les initiatives ayant fleuri dans les établissements de santé depuis le début de la pandémie et des périodes de confinement, on peut citer les visioconférences entre les patients et leurs proches, un moyen ultime de maintenir un lien. Des fenêtres sur l’extérieur, dont l’intérêt a perduré depuis.

Quand les tablettes maintiennent le lien à la Clinique du Bois d'Amour

Maintenir un lien, coûte que coûte… Cela a été l’ambition de la clinique du Bois d’Amour (Drancy, Ile-de-France) dès les toutes premières périodes de confinement avec l’apparition de tablettes numériques dans le quotidien des patients. Sonia Amazit psychologue, Paola Ruz enseignante en activité physique adaptée, Claire Fauconnier, psychomotricienne et Tania Costa de Sousa neuropsychologue avaient instauré ces rendez-vous hebdomadaires, devenus désormais indispensables.

 

Initiative individuelle, dispositif collectif

Lors de la première vague épidémique, seuls quelques soignants utilisaient gracieusement leurs smartphones pour établir un lien vidéo entre patients et familles. Puis, la magie opérant… « Nous avons officialisé ce temps fort et l’avons généralisé à de plus en plus de patients », explique Charlotte Majtas. Nous avons désormais du matériel spécifique et quatre personnes se chargent de programmer les rendez-vous. Elles apportent ensuite les tablettes aux patients pour faire la mise en relation ». Lors du deuxième confinement en novembre dernier, c’est plus de 200 appels via Skype qui avaient pu être honorés. 

Le dispositif démarre toujours après un premier contact avec les proches. « Les personnes sont très reconnaissantes à l’idée de pouvoir recréer du lien avec leurs familles, raconte Claire Fauconnier. Afin de leur faciliter la tâche, nous avons rédigé un guide pratique pour qu’elles puissent se connecter et se familiariser avec cette technologie ».  En effet, l’organisation repose sur plusieurs professionnels, notamment l’hôtesse d’accueil qui répertorie les adresses mails avant que les référents ne prennent contact avec un proche, par téléphone et/ou mail pour leur donner la marche à suivre.  

Même à travers le prisme d’un écran, voir ses proches est très réconfortant en cette période d’épidémie… Il permet par ailleurs de continuer à respecter les protocoles sanitaires en vigueur. « Les bienfaits sur l’équilibre psychique des proches et des patients ont été souvent constatés pendant les premières semaines du dispositif. Lorsque ce dernier ne permet plus aux patients un certain maintien de l’équilibre (anxiété, perte de l’élan vital, perte de sens, découragement…), nous faisons remonter l’information aux infirmières coordinatrices et aux médecins pour réfléchir à la possibilité d’une visite en chair et en os. Le Skype ne remplace pas le présentiel » souligne Sonia, psychologue. 

Un moment convivial, loin du jargon médical

En tant que médiatrices de cet échange, Sonia, Claire, Paola et Tania n’abordent pas d’aspects médicaux avec les proches. « Il s’agit simplement d’un moment de bonheur, la joie de se voir et d’être rassurés, explique Paola Ruz. Ces instants de visioconférence sont parfois des surprises et pour d’autres, prévenus à l’avance et impatients, c’est l’occasion idéale de s’apprêter ! C’est amusant et émouvant ». Les résultats sur le bien-être et le moral des patients n’en ont été que bénéfiques : « Et un patient qui a le moral, sera dans de bonnes conditions pour ses séances de rééducation… avec à la clé, un rétablissement plus rapide ».

Les quatre professionnelles se tiennent à disposition des proches pour guider les rendez-vous et favoriser les échanges. « Nous leur soumettons des idées de questions, d’histoires à raconter... Ce n’est pas toujours facile de communiquer avec une personne très fatiguée ». Et si plusieurs membres de la famille sont disponibles en même temps, des visioconférences sont réalisées en groupe. « Le patient est au milieu d’un véritable salon virtuel ! Parfois même avec des proches, qu’il n’avait pas vus depuis longtemps », décrit Claire.

Si le dispositif a vu le jour en tant que solution d’urgence pour maintenir le lien durant les confinements, le personnel de la clinique espère désormais pouvoir continuer à le mettre en place, de manière pérenne et bien au-delà de la pandémie.  

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